Se droguer ou conduire faut choisir......

Je pensais qu'après un long article un peu d'humour ferait du bien ...alors voici pour vous.........
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 09:24

John Wayne teeth....

La chanson dit en gros " Les dents de John Wayne sont -elles en plastiques ou en acier car jamais dans une bagarre John Wayne ne perd ses dents ".

Le western vision d'une Amérique blanche où les méchants sont les indiens.....Ici un article tiré de DVD RAMA
de Nicolas Houguet .
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Au cinéma, l'un des grands motifs fondateurs a été le combat des cowboys contre les indiens. On a tous joué à ce jeu, on a tous rêvé à des chevauchées fantastiques où des sauvages attaquaient des diligences bourrées d'honnêtes citoyens. Puis arrivait John Wayne ou un autre noble héros pour les tirer de l'embarras dans le galop déchaîné des chevaux. Ce que l'on sait moins, c'est que même dans ces images mythiques de John Ford (auxquelles je fais allusion ici), il y avait un profond respect. Tournant dans son décor de prédilection de Monument Valley, il rendit leur noblesse aux Indiens Navajos et gagna leur estime en les faisant jouer dans ses films.



Danse avec les loups de Kevin Costner, qui sort le 15 avril en blu-ray, sensibilisait le public au mode de vie des premiers habitants de l'Amérique (s'attachant à rendre compte de la culture des sioux vivant dans les grandes plaines, dans leur propre langue). Son film devenait comme l'aboutissement de leur reconnaissance et un hommage à leur dignité et à leur légitimité.
Ford, après avoir livré des séquences immortelles, rentrées dans la légende, rendait lui-même un bel hommage aux premiers peuples d'Amérique dans Les Cheyennes en 1967 et fut l'un des premiers à rendre compte des abus dont ils furent victimes. C'est sur ce changement de perception, qui mène au film de Costner, que l'on va s'attarder ici.

L'ennemi méprisé

Au début, les Indiens étaient présentés comme des caricatures, des sauvages meurtriers ne s'exprimant que par des monosyllabes exotiques ("Ugh!") et joué par des acteurs blancs. On était dans le folklore et un certain mépris. Jusque très tard, on voyait Josh Randall (Steve McQueen) en retourner les cadavres du pied dans Au Nom de La Loi. Les amérindiens étaient une menace à éradiquer. John Ford, dès La Prisonnière du désert, osait montrer l'hystérie du personnage de John Wayne, possédé de haine contre ce peuple, véhiculant l'idée qu'"un bon indien est un indien mort". Ford apportait de grandes nuances et mettait une grande humanité dans sa présentation des Indiens, notamment dans Le massacre de Fort Apache. Il fut le premier à remettre en cause les idées reçues en dépeignant par exemple l'attitude bornée et sans honneur de Henry Fonda voulant capturer à tout prix Cochise.

D'une certaine manière cette mentalité s'explique. Comme on le voit dans quelques films, Mission de Roland Joffé ou 1492 de Ridley Scott, on voit d'abord le continent américain comme une terre à coloniser. On veut en soumettre les habitants légitimes, les convertir aux usages européens pour mieux prendre possession de ce jardin d'Eden que l'on croit avoir trouvé. Dénier leur humanité aux autochtones, ne pas avoir le respect de leur culture et de leurs croyances devient alors quasiment un acte politique. Cela justifie pas mal d'exactions. On les traite avec condescendance. Les Européens, à leur arrivée, s'approprient la terre, à la recherche de richesses chimériques.

On le revoit dans un très beau film, Le Nouveau Monde de Terrence Malick, qui revisitait l'histoire de Pocahontas en posant clairement que ces conquérants là apportaient avec eux la destruction et les fléaux, détruisant l'émerveillement de la nature vierge qu'ils avaient découverte (dont la grâce est personnifiée par la jeune fille). Mais pendant longtemps, au cinéma et ailleurs, l'autochtone d'Amérique est un païen sauvage, à convertir ou à abattre. Il est assez révélateur que lorsque des Indiens sont victorieux, on parle souvent de massacre, lorsque ce sont des blancs, on parle de bataille.

Changement de perception

Pourtant, avec la contestation de la fin des années 60, on note une évolution de la perception des cultures amérindiennes (les tribus étaient nombreuses, il serait fautif de ne les réduire qu'à une seule dimension). De grands livres historiques révèlent que l'on a peut-être pas su tout de ce qui s'était joué pendant la colonisation des Etats-Unis (Enterre mon coeur à Wounded Knee de Dee Brown est le plus important, présentant la perception et les témoignages des vaincus). Des films contribuent également à cette prise de conscience.



Little big man

On songe évidemment à l'incontournable et picaresque Little Big Man de Arthur Penn en 1971, qui présentait les Indiens de manière poétique, ironique et poignante, faisant un peu saisir de leur esprit et de leur humour (que Costner souligne d'ailleurs dans son film). Auparavant, en 1970, il y eut Le Soldat Bleu de Ralph Nelson, plus activiste et dérangeant, qui donnait à voir un massacre perpétré par des militaires. L'ère et les valeurs des westerns classiques était révolue. On se souvient également du coup d'éclat de Marlon Brando, à la cérémonie des oscars le récompensant pour Le Parrain, envoyant une jeune fille en habit indien traditionnel venue protester contre les conditions de vie des Indiens d'Amérique et leur manque de reconnaissance (le grand combat de sa vie). On raconte qu'en coulisses, John Wayne était fou de rage. La légende d'un Ouest mythique et chevaleresque perdait en effet beaucoup de son éclat héroïque


Dès lors, l'Indien (ou le "native american") fut présenté comme un être en contact avec la nature, perdant peu à peu la dimension caricaturale à laquelle on le réduisait souvent. Ainsi en 1971, lorsqu'il se retire dans la nature, le héros de Jeremiah Johnson va refaire sa vie en marge et auprès d'une indienne, dans un milieu sans cesse menacé par une civilisation destructrice. C'est la grande problématique du film de Sydney Pollack. Mais c'est sans doute Clint Eastwood qui livre la vision la plus subtile et sans doute la plus équitable avec Josey Wales, hors-la-loi en 1976. Wales, fugitif poursuivi par l'armée, rencontre un vieil indien puis une squaw.



Josey Wales

Eastwood traite avec respect et humour le personnage incarné par Chief Dan George. On voit l'esprit du vieil homme, son espièglerie et également la culture de ses ancêtres dont il perd la mémoire. Le réalisateur suggère finement cette tragédie. Il évoque également les traitements infamants réservés aux "squaw" captives. Mais dans un second temps, il raconte également la condition précaire des colons, vivant sans cesse dans la terreur d'une attaque. Il est rare de voir ces deux dimensions réunies dans un film. Le statut des Indiens d'Amérique a changé, le regard sur les westerns également. On a le sentiment d'une réhabilitation.

Reconnaissance d'une culture

L'originalité de l'approche de Kevin Costner en 1991 avec Danse avec les loups est véritablement de raconter le mode de vie des Indiens des hautes plaines. Il le fait habilement, orchestrant un choc des cultures entre le lieutenant John Dunbar et les Sioux. Ainsi, après s'être distingué lors d'une bataille où il voulait simplement en finir, il peut choisir d'être affecté vers cette fameuse frontière qui le fascine, avant qu'elle ne disparaisse. Il s'y rend, attiré par l'aventure et la nature mais également avec tous les préjugés qui sont liés aux Indiens dans son esprit. Dans la solitude de son fort, il rencontre d'abord ses "voisins" avec crainte. Mais il s'intéresse à eux, s'initie à leur culture, revient sur toutes ses certitudes et devient l'un d'entre eux au fil des saisons. Il découvre surtout leur langue. Le réalisateur a insisté pour que son film soit sous-titré et que l'on entende la langue des Sioux, le Lakota.





Danse avec les loups

Ainsi, plus qu'une réflexion sur leur éradication, c'est à une véritable initiation à leur mode de vie que Costner nous convie, nous faisant partager par une voix-off omniprésente l'expérience de son personnage. La fin du film est tragique, lorsque les tuniques bleues reviennent et sèment la mort.
Pourtant, le coeur du film, c'est bel et bien cette découverte de la vie de la tribu (dont cette séquence magnifique de chasse aux bisons) au milieu d'un cadre majestueux et inviolé. Costner indique qu'il n'y a pas qu'un seul peuple indien, et utilise les pawnees à cette fin, et aussi pour reprendre le vieux motif du sauvage sanguinaire (cette tribu n'avait déjà pas bonne réputation dans Little Big Man).

Ce n'est pas que Costner soit le premier à épouser le point de vue indien, mais on peut dire qu'avec ce film, il achevait d'en changer la perception au cinéma et que son chef d'oeuvre oscarisé a eu ainsi une influence déterminante.



Deadman

Ainsi au fil des années 90, on insiste sur l'influence mystique des Indiens, leur esprit presque magique et une réalité qu'ils permettent de percevoir autrement. C'est le cas dans Coeur de Tonnerre de Michael Apted. La trajectoire du héros n'est pas très éloignée de Danse avec les loups. Interprété par Val Kilmer (déjà fasciné par les Indiens dans The Doors), il est un agent du FBI qui, peu à peu, prend conscience de ses origines et du sang qui coule dans ses veines à la faveur d'une vision. Il prend alors le parti des Indiens vivant dans une réserve (ces endroits souvent désolés que le gouvernement américain a "généreusement" cédé aux peuples vaincus). On se souvient de l'Indien Nobody tentant de comprendre l'étrange William Blake (interprété par Johnny Depp) dans le très beau Dead Man de Jim Jarmush. On peut encore évoquer la vie de Geronimo exposée de manière classique dans un biopic éponyme en 1994 ou Daniel Day Lewis incarnant un noble héros dans Le Dernier des Mohicans de Michael Mann. On se souvient de la variation autour du chamanisme que fut le Blueberry de Jan Kounen en 2004 (également réalisateur d'un beau documentaire sur le sujet, D'autres mondes).


Mais il s'avère que le récit est finalement toujours structuré de la même façon: un homme découvre une culture. Parfois, des films ont été réalisés par les descendants des peuples autochtones d'Amérique eux-même, posant un regard original sur leur héritage. Mais la démarche demeure encore assez méconnue du grand public. On ne sort finalement pas tant des clichés que cela. On voit le récit émouvant de populations nobles et volatilisées, sans forcément avoir conscience que leurs descendants vivent encore dans ces réserves et ont une voix à faire entendre.


Nicolas Houguet
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 18:28

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 19:38

SHAWANDA CRYSTAL....

La country music c'est vraiment balladant.....
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 18:16

SHAWANDA CRYSTAL....

A propos de Crystal Shawanda /SUR SON MYSPACE

Je suis amérindienne. Nous sommes automatiquement liés à notre pays ... unis à la terre et aux véritables histoires des gens ordinaires. Depuis toujours, nous avons toujours utilisé la musique comme notre prière quotidienne, et c'est notre façon de donner . . Pour les Amérindiens, la musique est notre tout. C'est notre conte, notre histoire et notre danse. . Nous l'utilisons pour se souvenir et oublier. C'est notre façon de célébrer la vie et la mort , le deuil.

J'ai écrit ma première chanson à 9 ans, ne sachant pas que d'écrire deviendrait ma façon de composer avec le désespoir que je voyais autour de moi sur la réserve. . En grandissant, j'ai regardé trop de gens perdent espoir et quitter cette terre ..., y compris les cousins et les nombreux amis de ma réserve. . J'ai vu énormément de mes frères qui ont perdu presque tous leurs amis d'enfance avant leur 16 ans .. Mais la musique était mon espoir. EIle m'a sauvée, et est devenue, une porte pour moi de trouver la liberté du désespoir que nous avons tous ressenti sur la réserve. Loretta Lynn a été mon héros d'enfance ... et elle continue d'e l être pour moi aujourd'hui. I . J'ai grandi en la regardant devenir une amie de ma mère à travers sa musique. Maman chantait avec ses disques comme si enfin quelqu'un la comprenait. . Je veux être ainsi pour les gens .Je suis née en étant chanteurse de musique country. . J'ai été amené eà chanter, et j'ai conduit mes parents.

Je suis un citoyenne des États-Unis et du Canada, si je suis née en Ontario et grandi dans une réserve appelée Wikwemikong sur l'île Manitoulin Canada. . ................ J'ai commencé mes voyages à Nashville à l'âge de 11 ans. Nous étions debout sur le trottoir en face du salon Orchid Nashville célèbre Tootsie's et je regardais par la fenêtre. I. J'avais peur, je me disais que je n'étais pas assez bonne. . A 12, ans j'avais écrit assez de chansons pour faire mon propre album et une petite démo que j'ai revendu la maison pour payer des voyages de plus à Nashville. La musique country est devenue mienne à plein temps et ma relation avec mon public . . Si je ne pouvais pas écrire ni chanter, je ne pourrais pas parler ni sentir.

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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 18:06